Apprentissage et Connaissance - Moteur Zoé

Le nouveau moteur R240 et sa ligne de montage.

Produit depuis mars 2015, le R240 est une grosse évolution du moteur que l’on connaît sous le capot de la Zoé depuis son lancement en 2013. A la clé : une autonomie théorique supérieure (240 km au lieu de 210), une taille diminuée de 10 % et un temps de charge raccourcie de 10 %. De plus, ce moteur est aussi plus économique à produire.

Pour arriver à de tels résultats, ce bloc n’utilise plus d’aimant nécessitant des matériaux rares ou « terres rares » (germanium, indium, terbium…) peu écologiques et chers. Le moteur fait appel à un rotor bobiné et un stator.

Un moteur 100% Renault

Sa mise au point a nécessité près de huit ans de recherche. Environ quatre ans pour écarter les risques et vérifier la viabilité de la technologie, et encore quatre ans pour le développer et l’industrialiser. Le moteur synchrone bobiné est une technologie difficile à maîtriser mais cela permet d’ajuster la bonne puissance au bon point de fonctionnement. Le rendement est meilleur et la consommation d’énergie moindre.

Le confort est aussi pris en compte puisque Renault promet un fonctionnement plus silencieux. Le travail sur les dentures des pignons ont permis d’améliorer le niveau acoustique.

Par ailleurs, le volume du Power Electronic Controller (ensemble électronique de puissance) a été réduit de 25%. Son refroidissement est toujours à eau alors que le moteur est refroidi par air.

La Renault Zoé équipée du moteur R240 ne peut pas être rechargée sur une prise de 43 kW.

Enfin, le système de recharge Caméléon a été revu pour réduire le temps de charge de 10 %. Si le moteur R240 peut être branché sur une borne de 43 kW (recharge rapide), la recharge est bridée à 22 kW afin de privilégier la charge lente. Cela permet aussi de réduire le coût et d’améliorer son efficience.

Alors que le moteur « charge rapide » est fourni par Continental, ce nouveau bloc est entièrement produit par Renault. Tout ceci a été rendu possible grâce à l’apport technique de l’équipementier allemand, de Valeo mais aussi grâce à l’expertise de l’usine Nissan de Yokohama.